Certains titres sont extraordinaires ils vous communiquent avec une rapidité fulgurante une énergie qui se substitue à tous les cachets que vous recommandent les apothicaires publicitaires avertis.
Si Lucrèce avec « L’esprit et l’âme se tiennent étroitement liés » vous ne pouvez penser qu’un
Thomas l’obscur de Maurice Blanchot se réveillera dans la Nuit des temps de Barjavel avec le Rire
de Bergson pourtant ce « jeu de mots » de Freud pourrait être infini il suffit d’en établir le thème.
Sei Shônagon, dame de cour, dés l’an mille de notre ère avait répertorié grâce à son observation
délicate dans ses notes de chevet « Les choses qui rendent heureux ».
Après ce passage devant les rayons de la bibliothèque à l’esprit m’est venu cette simple phrase: une
autre manière de vivre. C’est donc l’ effet produit qui a généré cette simple réflexion. Il faut
prendre le temps pour toute chose. Ne plus penser au calcul du temps est probablement une des
voies de la sagesse. Je retrouverais certainement ce titre lorsque je m’y attendrais le moins, cette
quête du jour infructueuse a ouvert d’autres perspectives , là est l’importance de l’instant.
D’ailleurs : « J’ai décidé d’être heureux, c’est bon pour la santé. » Voltaire.
Assis, maintenant, à l’instant , sur la terrasse de la villa je remarquais, l’oreille tendue que
la trille de l’alouette s’évaporait dans l’air comme diaprée de perles d’argent légère au milieu des
feuilles blanches des oliviers ondulants aux pieds des Alpilles.
Telle est la magie qui ce matin unissait les sons et la lumière.
L’homme, calme face à la plaine de la Crau ou aux pieds des Apennins, sur les plateaux de l’Alto
Plano, dans la sèche Castille, sur une île japonaise ou du Péloponnèse, est l’homme de Socrate :
« Ceux qui désirent le moins sont plus près des Dieux. » Socrate.
C’est une autre manière de vivre que nous offrent nos sens et la nature, il suffit parfois de le
reconnaître tout simplement.
