Le vide de la page

Le vide et le plein

8/5/20261 min read

C’est Nicolas Berdiaeff qui écrivait rapidement mais bien plus lentement qu’il ne pensait, parfois ses mots n’étaient pas finis d’être retranscrits alors sautant quelques terminaisons il joignait le final d’un mot au début d’un autre. Il a fallut déchiffrer et traduire. C’est ainsi que la page, blanche et vide se remplit. En prenant conscience que les instants qui découpent le temps en une succession de vides minuscules, vous pouvez vous passer du vide en reconnaissant d’infimes instants. Il n’y a plus d’ennui et pas de temps perdu. Il y a des instants pris sur le temps. Lorsque quelqu’un vous dit: « j’ai besoin de faire le vide » c’est simplement qu’un trop plein, d’une quelconque particularité, va déborder. Bien heureux celui ou celle qui ne se sert pas de cet échappatoire pour prendre la réelle mesure de son état. Surtout ne jugez pas, constater suffit, vous risqueriez d’être atteint par ce désir soudain. Soyez magnanime toujours, cela renforcera votre position.